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Verset du jour - Les trésors de la foi

« Ceux qui sèment avec larmes moissonneront avec chant de triomphe. » Psaumes 126.5

Les saisons humides sont favorables aux semailles, un sol trop sec leur étant nuisible. La semence répandue dans les larmes d’une grande angoisse lèvera d’autant plus vite, et le sel des larmes de la prière lui donnera une saveur qui la préservera de la corruption. La vérité prononcée avec un profond sérieux a double force. Au lieu donc d’arrêter nos semailles à cause de nos peines, redoublons nos efforts car c’est la saison propice. Notre semence céleste ne peut pas être jetée en riant. Une tristesse et une angoisse profondes pour les âmes sont un accompagnement de l’enseignement sacré plus profitable que tout ce qui sera dit avec légèreté. Nous avons entendu parler d’hommes partant pour la guerre le cœur gai, et qui ont été battus ; il en est en général de même de ceux qui sèment de cette manière. Ne t’inquiète donc pas, si c’est en pleurant que tu portes la semence, mais continue à la répandre, car tu as la promesse de revenir avec un cri de joie.

Bientôt tu moissonneras. Toi-même, tu verras le résultat de ton travail. La mesure que tu recueilleras sera si abondante que ta joie en débordera aussi et te dédommagera de la maigre récolte, produit d’un travail qui ne t’aurait rien coûté. Si dans tes yeux perlent les larmes argentées, pense à la moisson dorée. Supporte bravement les épreuves et les désappointements ; le jour où tu verras tes gerbes sera pour toi une ample récompense.

Charles Spurgeon

Bible en un an: 4 textes bibliques par jour
Jour 291

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La parole fut adressée à Jérémie de la part de l’Éternel, au temps de Jojakim, fils de Josias, roi de Juda, en ces mots :
Va à la maison des Récabites, et parle-leur ; tu les conduiras à la maison de l’Éternel, dans une des chambres, et tu leur offriras du vin à boire.
Je pris Jaazania, fils de Jérémie, fils de Habazinia, ses frères, tous ses fils, et toute la maison des Récabites,
et je les conduisis à la maison de l’Éternel, dans la chambre des fils de Hanan, fils de Jigdalia, homme de Dieu, près de la chambre des chefs, au-dessus de la chambre de Maaséja, fils de Schallum, garde du seuil.
Je mis devant les fils de la maison des Récabites des coupes pleines de vin, et des calices, et je leur dis : Buvez du vin !
Mais ils répondirent : Nous ne buvons pas de vin ; car Jonadab, fils de Récab, notre père, nous a donné cet ordre : Vous ne boirez jamais de vin, ni vous, ni vos fils ;
et vous ne bâtirez point de maisons, vous ne sèmerez aucune semence, vous ne planterez point de vignes et vous n’en posséderez point ; mais vous habiterez sous des tentes toute votre vie, afin que vous viviez longtemps dans le pays où vous êtes étrangers.
Nous obéissons à tout ce que nous a prescrit Jonadab, fils de Récab, notre père : nous ne buvons pas de vin pendant toute notre vie, nous, nos femmes, nos fils et nos filles ;
nous ne bâtissons point de maisons pour nos demeures, et nous ne possédons ni vignes, ni champs, ni terres ensemencées ;
nous habitons sous des tentes, et nous suivons et pratiquons tout ce que nous a prescrit Jonadab, notre père.
Lorsque Nebucadnetsar, roi de Babylone, est monté contre ce pays, nous avons dit : Allons, retirons-nous à Jérusalem, loin de l’armée des Chaldéens et de l’armée de Syrie. C’est ainsi que nous habitons à Jérusalem.
Alors la parole de l’Éternel fut adressée à Jérémie, en ces mots :
Ainsi parle l’Éternel des armées, le Dieu d’Israël : Va, et dis aux hommes de Juda et aux habitants de Jérusalem : Ne recevrez-vous pas instruction, pour obéir à mes paroles ? Dit l’Éternel.
On a observé les paroles de Jonadab, fils de Récab, qui a ordonné à ses fils de ne pas boire du vin, et ils n’en ont point bu jusqu’à ce jour, parce qu’ils ont obéi à l’ordre de leur père. Et moi, je vous ai parlé, je vous ai parlé dès le matin, et vous ne m’avez pas écouté.
Je vous ai envoyé tous mes serviteurs, les prophètes, je les ai envoyés dès le matin, pour vous dire : Revenez chacun de votre mauvaise voie, amendez vos actions, n’allez pas après d’autres dieux pour les servir, et vous resterez dans le pays que j’ai donné à vous et à vos pères. Mais vous n’avez pas prêté l’oreille, vous ne m’avez pas écouté.
Oui, les fils de Jonadab, fils de Récab, observent l’ordre que leur a donné leur père, et ce peuple ne m’écoute pas !
C’est pourquoi ainsi parle l’Éternel, le Dieu des armées, le Dieu d’Israël : Voici, je vais faire venir sur Juda et sur tous les habitants de Jérusalem tous les malheurs que j’ai annoncés sur eux, parce que je leur ai parlé et qu’ils n’ont pas écouté, parce que je les ai appelés et qu’ils n’ont pas répondu.
Et Jérémie dit à la maison des Récabites : Ainsi parle l’Éternel des armées, le Dieu d’Israël : Parce que vous avez obéi aux ordres de Jonadab, votre père, parce que vous avez observé tous ses commandements et fait tout ce qu’il vous a prescrit ;
à cause de cela, ainsi parle l’Éternel des armées, le Dieu d’Israël : Jonadab, fils de Récab, ne manquera jamais de descendants qui se tiennent en ma présence.

La quatrième année de Jojakim, fils de Josias, roi de Juda, cette parole fut adressée à Jérémie de la part de l’Éternel, en ces mots :
Prends un livre, et tu y écriras toutes les paroles que je t’ai dites sur Israël et sur Juda, et sur toutes les nations, depuis le jour où je t’ai parlé, au temps de Josias, jusqu’à ce jour.
Quand la maison de Juda entendra tout le mal que je pense lui faire, peut-être reviendront-il chacun de leur mauvaise voie ; alors je pardonnerai leur iniquité et leur péché.
Jérémie appela Baruc, fils de Nérija ; et Baruc écrivit dans un livre, sous la dictée de Jérémie, toutes les paroles que l’Éternel avait dites à Jérémie.
Puis Jérémie donna cet ordre à Baruc : Je suis retenu, et je ne peux pas aller à la maison de l’Éternel.
Tu iras toi-même, et tu liras dans le livre que tu as écrit sous ma dictée les paroles de l’Éternel, aux oreilles du peuple, dans la maison de l’Éternel, le jour du jeûne ; tu les liras aussi aux oreilles de tous ceux de Juda qui seront venus de leurs villes.
Peut-être l’Éternel écoutera-t-il leurs supplications, et reviendront ils chacun de leur mauvaise voie ; car grande est la colère, la fureur dont l’Éternel a menacé ce peuple.
Baruc, fils de Nérija, fit tout ce que lui avait ordonné Jérémie, le prophète, et lut dans le livre les paroles de l’Éternel, dans la maison de l’Éternel.
La cinquième année de Jojakim, fils de Josias, roi de Juda, le neuvième mois, on publia un jeûne devant l’Éternel pour tout le peuple de Jérusalem et pour tout le peuple venu des villes de Juda à Jérusalem.
Et Baruc lut dans le livre les paroles de Jérémie, aux oreilles de tout le peuple, dans la maison de l’Éternel, dans la chambre de Guemaria, fils de Schaphan, le secrétaire, dans le parvis supérieur, à l’entrée de la porte neuve de la maison de l’Éternel.
Michée, fils de Guemaria, fils de Schaphan, ayant entendu toutes les paroles de l’Éternel contenues dans le livre,
descendit à la maison du roi, dans la chambre du secrétaire, où étaient assis tous les chefs, Élischama, le secrétaire, Delaja, fils de Schemaeja, Elnathan, fils de d’Acbor, Guemaria, fils de Schaphan, Sédécias, fils de Hanania, et tous les autres chefs.
Et Michée leur rapporta toutes les paroles qu’il avait entendues, lorsque Baruc lisait dans le livre, aux oreilles du peuple.
Alors tous les chefs envoyèrent vers Baruc Jehudi, fils de Nethania, fils de Schélémia, fils de Cuschi, pour lui dire : Prends en main le livre dans lequel tu as lu, aux oreilles du peuple, et viens ! Baruc, fils de Nérija, prit en main le livre, et se rendit auprès d’eux.
Ils lui dirent : Assieds-toi, et lis-le à nos oreilles. Et Baruc lut à leurs oreilles.
Lorsqu’ils eurent entendu toutes les paroles, ils se regardèrent avec effroi les uns les autres, et ils dirent à Baruc : Nous rapporterons au roi toutes ces paroles.
Ils posèrent encore à Baruc cette question : Dis-nous comment tu as écrit toutes ces paroles sous sa dictée.
Baruc leur répondit : Il m’a dicté de sa bouche toutes ces paroles, et je les ai écrites dans ce livre avec de l’encre.
Les chefs dirent à Baruc : Va, cache-toi, ainsi que Jérémie, et que personne ne sache où vous êtes.
Ils allèrent ensuite vers le roi dans la cour, laissant le livre dans la chambre d’Élischama, le secrétaire, et ils en rapportèrent toutes les paroles aux oreilles du roi.
Le roi envoya Jehudi pour prendre le livre, Jehudi le prit dans la chambre d’Élischama, le secrétaire, et il le lut aux oreilles du roi et aux oreilles de tous les chefs qui étaient auprès du roi.
Le roi était assis dans la maison d’hiver, — c’était au neuvième mois, — et un brasier était allumé devant lui.
Lorsque Jehudi eut lu trois ou quatre feuilles, le roi coupa le livre avec le canif du secrétaire, et le jeta dans le feu du brasier, où il fut entièrement consumé.
Le roi et tous ses serviteurs, qui entendirent toutes ces paroles, ne furent point effrayés et ne déchirèrent point leurs vêtements.
Elnathan, Delaja et Guemaria, avaient fait des instances auprès du roi pour qu’il ne brûlât pas le livre ; mais il ne les écouta pas.
Le roi ordonna à Jerachmeel, fils du roi, à Seraja, fils d’Azriel, et à Schélémia, fils d’Abdeel, de saisir Baruc, le secrétaire, et Jérémie, le prophète. Mais l’Éternel les cacha.
La parole de l’Éternel fut adressée à Jérémie, en ces mots, après que le roi eut brûlé le livre contenant les paroles que Baruc avait écrites sous la dictée de Jérémie :
Prends de nouveau un autre livre, et tu y écriras toutes les paroles qui étaient dans le premier livre qu’a brûlé Jojakim, roi de Juda.
Et sur Jojakim, roi de Juda, tu diras : Ainsi parle l’Éternel : Tu as brûlé ce livre, en disant : Pourquoi y as-tu écrit ces paroles : Le roi de Babylone viendra, il détruira ce pays, et il en fera disparaître les hommes et les bêtes ?
C’est pourquoi ainsi parle l’Éternel sur Jojakim, roi de Juda : Aucun des siens ne sera assis sur le trône de David, et son cadavre sera exposé à la chaleur pendant le jour et au froid pendant la nuit.
Je le châtierai, lui, sa postérité, et ses serviteurs, à cause de leur iniquité, et je ferai venir sur eux, sur les habitants de Jérusalem et sur les hommes de Juda tous les malheurs dont je les ai menacés, sans qu’ils aient voulu m’écouter.
Jérémie prit un autre livre, et le donna à Baruc, fils de Nérija, le secrétaire. Baruc y écrivit, sous la dictée de Jérémie, toutes les paroles du livre qu’avait brûlé au feu Jojakim, roi de Juda. Beaucoup d’autres paroles semblables y furent encore ajoutées.

Hommes frères et pères, écoutez ce que j’ai maintenant à vous dire pour ma défense !
Lorsqu’ils entendirent qu’il leur parlait en langue hébraïque, ils redoublèrent de silence. Et Paul dit :
je suis Juif, né à Tarse en Cilicie ; mais j’ai été élevé dans cette ville-ci, et instruit aux pieds de Gamaliel dans la connaissance exacte de la loi de nos pères, étant plein de zèle pour Dieu, comme vous l’êtes tous aujourd’hui.
J’ai persécuté à mort cette doctrine, liant et mettant en prison hommes et femmes.
Le souverain sacrificateur et tout le collège des anciens m’en sont témoins. J’ai même reçu d’eux des lettres pour les frères de Damas, où je me rendis afin d’amener liés à Jérusalem ceux qui se trouvaient là et de les faire punir.
Comme j’étais en chemin, et que j’approchais de Damas, tout à coup, vers midi, une grande lumière venant du ciel resplendit autour de moi.
Je tombai par terre, et j’entendis une voix qui me disait : Saul, Saul, pourquoi me persécutes-tu ?
Je répondis : Qui es-tu, Seigneur ? Et il me dit : Je suis Jésus de Nazareth, que tu persécutes.
Ceux qui étaient avec moi virent bien la lumière, mais ils n’entendirent pas la voix de celui qui parlait. Alors je dis : Que ferai-je, Seigneur ?
Et le Seigneur me dit : Lève-toi, va à Damas, et là on te dira tout ce que tu dois faire.
Comme je ne voyais rien, à cause de l’éclat de cette lumière, ceux qui étaient avec moi me prirent par la main, et j’arrivai à Damas.
Or, un nommé Ananias, homme pieux selon la loi, et de qui tous les Juifs demeurant à Damas rendaient un bon témoignage, vint se présenter à moi,
et me dit : Saul, mon frère, recouvre la vue. Au même instant, je recouvrai la vue et je le regardai.
Il dit : Le Dieu de nos pères t’a destiné à connaître sa volonté, à voir le Juste, et à entendre les paroles de sa bouche ;
car tu lui serviras de témoin, auprès de tous les hommes, des choses que tu as vues et entendues.
Et maintenant, que tardes-tu ? Lève-toi, sois baptisé, et lavé de tes péchés, en invoquant le nom du Seigneur.
De retour à Jérusalem, comme je priais dans le temple, je fus ravi en extase,
et je vis le Seigneur qui me disait : Hâte-toi, et sors promptement de Jérusalem, parce qu’ils ne recevront pas ton témoignage sur moi.
Et je dis : Seigneur, ils savent eux-mêmes que je faisais mettre en prison et battre de verges dans les synagogues ceux qui croyaient en toi, et que,
lorsqu’on répandit le sang d’Étienne, ton témoin, j’étais moi-même présent, joignant mon approbation à celle des autres, et gardant les vêtements de ceux qui le faisaient mourir.
Alors il me dit : Va, je t’enverrai au loin vers les nations…
Ils l’écoutèrent jusqu’à cette parole. Mais alors ils élevèrent la voix, disant : Ôte de la terre un pareil homme ! Il n’est pas digne de vivre.
Et ils poussaient des cris, jetaient leurs vêtements, lançaient de la poussière en l’air.
Le tribun commanda de faire entrer Paul dans la forteresse, et de lui donner la question par le fouet, afin de savoir pour quel motif ils criaient ainsi contre lui.
Lorsqu’on l’eut exposé au fouet, Paul dit au centenier qui était présent : Vous est-il permis de battre de verges un citoyen romain, qui n’est pas même condamné ?
À ces mots, le centenier alla vers le tribun pour l’avertir, disant : Que vas-tu faire ? Cet homme est Romain.
Et le tribun, étant venu, dit à Paul : Dis-moi, es-tu Romain ? Oui, répondit-il.
Le tribun reprit : C’est avec beaucoup d’argent que j’ai acquis ce droit de citoyen. Et moi, dit Paul, je l’ai par ma naissance.
Aussitôt ceux qui devaient lui donner la question se retirèrent, et le tribun, voyant que Paul était Romain, fut dans la crainte parce qu’il l’avait fait lier.
Le lendemain, voulant savoir avec certitude de quoi les Juifs l’accusaient, le tribun lui fit ôter ses liens, et donna l’ordre aux principaux sacrificateurs et à tout le sanhédrin de se réunir ; puis, faisant descendre Paul, il le plaça au milieu d’eux.

Paul, les regards fixés sur le sanhédrin, dit : Hommes frères, c’est en toute bonne conscience que je me suis conduit jusqu’à ce jour devant Dieu…
Le souverain sacrificateur Ananias ordonna à ceux qui étaient près de lui de le frapper sur la bouche.
Alors Paul lui dit : Dieu te frappera, muraille blanchie ! Tu es assis pour me juger selon la loi, et tu violes la loi en ordonnant qu’on me frappe !
Ceux qui étaient près de lui dirent : Tu insultes le souverain sacrificateur de Dieu !
Et Paul dit : Je ne savais pas, frères, que ce fût le souverain sacrificateur ; car il est écrit : Tu ne parleras pas mal du chef de ton peuple.
Paul, sachant qu’une partie de l’assemblée était composée de sadducéens et l’autre de pharisiens, s’écria dans le sanhédrin : Hommes frères, je suis pharisien, fils de pharisien ; c’est à cause de l’espérance et de la résurrection des morts que je suis mis en jugement.
Quand il eut dit cela, il s’éleva une discussion entre les pharisiens et les sadducéens, et l’assemblée se divisa.
Car les sadducéens disent qu’il n’y a point de résurrection, et qu’il n’existe ni ange ni esprit, tandis que les pharisiens affirment les deux choses.
Il y eut une grande clameur, et quelques scribes du parti des pharisiens, s’étant levés, engagèrent un vif débat, et dirent : Nous ne trouvons aucun mal en cet homme ; peut-être un esprit ou un ange lui a-t-il parlé.
Comme la discorde allait croissant, le tribun craignant que Paul ne fût mis en pièces par ces gens, fit descendre les soldats pour l’enlever du milieu d’eux et le conduire à la forteresse.
La nuit suivante, le Seigneur apparut à Paul, et dit : Prends courage ; car, de même que tu as rendu témoignage de moi dans Jérusalem, il faut aussi que tu rendes témoignage dans Rome.
Quand le jour fut venu, les Juifs formèrent un complot, et firent des imprécations contre eux-mêmes, en disant qu’ils s’abstiendraient de manger et de boire jusqu’à ce qu’ils eussent tué Paul.
Ceux qui formèrent ce complot étaient plus de quarante,
et ils allèrent trouver les principaux sacrificateurs et les anciens, auxquels ils dirent : Nous nous sommes engagés, avec des imprécations contre nous-mêmes, à ne rien manger jusqu’à ce que nous ayons tué Paul.
Vous donc, maintenant, adressez-vous avec le sanhédrin au tribun, pour qu’il l’amène devant vous, comme si vous vouliez examiner sa cause plus exactement ; et nous, avant qu’il approche, nous sommes prêts à le tuer.
Le fils de la sœur de Paul, ayant eu connaissance du guet-apens, alla dans la forteresse en informer Paul.
Paul appela l’un des centeniers, et dit : Mène ce jeune homme vers le tribun, car il a quelque chose à lui rapporter.
Le centenier prit le jeune homme avec lui, le conduisit vers le tribun, et dit : Le prisonnier Paul m’a appelé, et il m’a prié de t’amener ce jeune homme, qui a quelque chose à te dire.
Le tribun, prenant le jeune homme par la main, et se retirant à l’écart, lui demanda : Qu’as-tu à m’annoncer ?
Il répondit : Les Juifs sont convenus de te prier d’amener Paul demain devant le sanhédrin, comme si tu devais t’enquérir de lui plus exactement.
Ne les écoute pas, car plus de quarante d’entre eux lui dressent un guet-apens, et se sont engagés, avec des imprécations contre eux-mêmes, à ne rien manger ni boire jusqu’à ce qu’ils l’aient tué ; maintenant ils sont prêts, et n’attendent que ton consentement.
Le tribun renvoya le jeune homme, après lui avoir recommandé de ne parler à personne de ce rapport qu’il lui avait fait.
Ensuite il appela deux des centeniers, et dit : Tenez prêts, dès la troisième heure de la nuit, deux cents soldats, soixante-dix cavaliers et deux cents archers, pour aller jusqu’à Césarée.
Qu’il y ait aussi des montures pour Paul, afin qu’on le mène sain et sauf au gouverneur Félix.
Il écrivit une lettre ainsi conçue :
Claude Lysias au très excellent gouverneur Félix, salut !
Cet homme, dont les Juifs s’étaient saisis, allait être tué par eux, lorsque je survins avec des soldats et le leur enlevai, ayant appris qu’il était Romain.
Voulant connaître le motif pour lequel ils l’accusaient, je l’amenai devant leur sanhédrin.
J’ai trouvé qu’il était accusé au sujet de questions relatives à leur loi, mais qu’il n’avait commis aucun crime qui mérite la mort ou la prison.
Informé que les Juifs lui dressaient des embûches, je te l’ai aussitôt envoyé, en faisant savoir à ses accusateurs qu’ils eussent à s’adresser eux-mêmes à toi. Adieu.
Les soldats, selon l’ordre qu’ils avaient reçu, prirent Paul, et le conduisirent pendant la nuit jusqu’à Antipatris.
Le lendemain, laissant les cavaliers poursuivre la route avec lui, ils retournèrent à la forteresse.
Arrivés à Césarée, les cavaliers remirent la lettre au gouverneur, et lui présentèrent Paul.
Le gouverneur, après avoir lu la lettre, demanda de quelle province était Paul. Ayant appris qu’il était de la Cilicie :
Je t’entendrai, dit-il, quand tes accusateurs seront venus. Et il ordonna qu’on le gardât dans le prétoire d’Hérode.

Verset du jour

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Jacques 1.5

Si quelqu’un d’entre vous manque de sagesse, qu’il l’a demande à Dieu, qui donne à tous simplement et sans reproche, et elle lui sera donnée.

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