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Verset du jour - Les trésors de la foi

« Comme le Père, qui est vivant, m’a envoyé, et que je vis par le Père, ainsi celui qui me mangera, vivra par moi. » Jean 6.57

C’est par la vertu de notre union avec le Fils de Dieu que nous vivons. Comme Dieu-homme et Médiateur, Jésus vit par le Père qui l’a envoyé, lequel existe par lui-même ; de même aussi nous vivons nous-mêmes par ce Sauveur qui nous a vivifiés. Source de notre vie, Christ la soutient aussi. De même que la vie de notre corps est entretenue par les aliments, de même notre vie spirituelle ne peut être maintenue que par la nourriture spirituelle qui est en Jésus. Ce qui nous fait vivre, ce n’est pas sa vie, sa mort, son œuvre ou ses paroles, c’est lui-même, en qui toutes ces choses sont contenues. Nous nous nourrissons de Jésus lui-même. Ceci à lieu pour nous, non seulement quand nous prenons la Cène du Seigneur, mais encore quand nous méditons sur lui, que nous croyons en lui d’une foi qui le saisit, et le laissons nous pénétrer par son amour, nous assimilant sa personne par la puissance de la vie intérieure. Nous savons ce que c’est que de nourrir de Jésus, mais nous sommes incapables de l’exprimer. Le plus sûr est de le pratiquer toujours davantage.

Nous sommes invités à manger abondamment, et nous trouverons un bénéfice infini à faire de lui notre pain et notre breuvage. Je te remercie, Seigneur, de ce que, si c’est là une nécessité pour ma vie intérieure, c’est aussi oui plus grand délice ; et je me nourris de toi à cette heure.

Charles Spurgeon

Bible en un an: 4 textes bibliques par jour
Jour 288

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Voici le contenu de la lettre que Jérémie, le prophète, envoya de Jérusalem au reste des anciens en captivité, aux sacrificateurs, aux prophètes, et à tout le peuple, que Nebucadnetsar avait emmenés captifs de Jérusalem à Babylone,
après que le roi Jeconia, la reine, les eunuques, les chefs de Juda et de Jérusalem, les charpentiers et les serruriers, furent sortis de Jérusalem.
Il la remit à éleasa, fils de Schaphan, et à Guemaria, fils de Hilkija, envoyés à Babylone par Sédécias, roi de Juda, auprès de Nebucadnetsar, roi de Babylone. Elle était ainsi conçue :
Ainsi parle l’Éternel des armées, le Dieu d’Israël, à tous les captifs que j’ai emmenés de Jérusalem à Babylone :
Bâtissez des maisons, et habitez-les ; plantez des jardins, et mangez-en les fruits.
Prenez des femmes, et engendrez des fils et des filles ; prenez des femmes pour vos fils, et donnez des maris à vos filles, afin qu’elles enfantent des fils et des filles ; multipliez là où vous êtes, et ne diminuez pas.
Recherchez le bien de la ville où je vous ai menés en captivité, et priez l’Éternel en sa faveur, parce que votre bonheur dépend du sien.
Car ainsi parle l’Éternel des armées, le Dieu d’Israël : Ne vous laissez pas tromper par vos prophètes qui sont au milieu de vous, et par vos devins, n’écoutez pas vos songeurs dont vous provoquez les songes !
Car c’est le mensonge qu’ils vous prophétisent en mon nom. Je ne les ai point envoyés, dit l’Éternel.
Mais voici ce que dit l’Éternel : Dès que soixante-dix ans seront écoulés pour Babylone, je me souviendrai de vous, et j’accomplirai à votre égard ma bonne parole, en vous ramenant dans ce lieu.
Car je connais les projets que j’ai formés sur vous, dit l’Éternel, projets de paix et non de malheur, afin de vous donner un avenir et de l’espérance.
Vous m’invoquerez, et vous partirez ; vous me prierez, et je vous exaucerai.
Vous me chercherez, et vous me trouverez, si vous me cherchez de tout votre cœur.
Je me laisserai trouver par vous, dit l’Éternel, et je ramènerai vos captifs ; je vous rassemblerai de toutes les nations et de tous les lieux où je vous ai chassés, dit l’Éternel, et je vous ramènerai dans le lieu d’où je vous ai fait aller en captivité.
Cependant vous dites : Dieu nous a suscité des prophètes à Babylone !
Ainsi parle l’Éternel sur le roi qui occupe le trône de David, sur tout le peuple qui habite cette ville, sur vos frères qui ne sont point allés avec vous en captivité ;
ainsi parle l’Éternel des armées : Voici, j’enverrai parmi eux l’épée, la famine et la peste, et je les rendrai semblables à des figues affreuses qui ne peuvent être mangées à cause de leur mauvaise qualité.
Je les poursuivrai par l’épée, par la famine et par la peste, je les rendrai un objet d’effroi pour tous les royaumes de la terre, un sujet de malédiction, de désolation, de moquerie et d’opprobre, parmi toutes les nations où je les chasserai,
parce qu’ils n’ont pas écouté mes paroles, dit l’Éternel, eux à qui j’ai envoyé mes serviteurs, les prophètes, à qui je les ai envoyés dès le matin ; et ils n’ont pas écouté, dit l’Éternel.
Mais vous, écoutez la parole de l’Éternel, vous tous, captifs, que j’ai envoyés de Jérusalem à Babylone !
Ainsi parle l’Éternel des armées, le Dieu d’Israël, sur Achab, fils de Kolaja, et sur Sédécias, fils de Maaséja, qui vous prophétisent le mensonge en mon nom : Voici, je les livre entre les mains de Nebucadnetsar, roi de Babylone ; et il les fera mourir sous vos yeux.
On se servira d’eux comme d’un sujet de malédiction, parmi tous les captifs de Juda qui sont à Babylone ; on dira : Que l’Éternel te traite comme Sédécias et comme Achab, que le roi de Babylone a fait rôtir au feu !
Et cela arrivera parce qu’ils ont commis une infamie en Israël, se livrant à l’adultère avec les femmes de leur prochain, et parce qu’ils ont dit des mensonges en mon nom, quand je ne leur avais point donné d’ordre. Je le sais, et j’en suis témoin, dit l’Éternel.
Tu diras à Schemaeja, Néchélamite :
Ainsi parle l’Éternel des armées, le Dieu d’Israël : Tu as envoyé en ton nom à tout le peuple de Jérusalem, à Sophonie, fils de Maaséja, le sacrificateur, et à tous les sacrificateurs, une lettre ainsi conçue :
L’Éternel t’a établi sacrificateur à la place de Jehojada, le sacrificateur, afin qu’il y ait dans la maison de l’Éternel des inspecteurs pour surveiller tout homme qui est fou et se donne pour prophète, et afin que tu le mettes en prison et dans les fers.
Maintenant, pourquoi ne réprimes-tu pas Jérémie d’Anathoth, qui prophétise parmi vous,
qui nous a même envoyé dire à Babylone : Elle sera longue, la captivité ; bâtissez des maisons, et habitez-les ; plantez des jardins, et mangez-en les fruits ! —
Sophonie, le sacrificateur, lut cette lettre en présence de Jérémie, le prophète. —
Et la parole de l’Éternel fut adressée à Jérémie, en ces mots :
Fais dire à tous les captifs : Ainsi parle l’Éternel sur Schemaeja, Néchélamite : Parce que Schemaeja vous prophétise, sans que je l’aie envoyé, et qu’il vous inspire une fausse confiance,
voici ce que dit l’Éternel : Je châtierai Schemaeja, Néchélamite, et sa postérité ; nul des siens n’habitera au milieu de ce peuple, et il ne verra pas le bien que je ferai à mon peuple, dit l’Éternel ; car ses paroles sont une révolte contre l’Éternel.

La parole qui fut adressée à Jérémie de la part de l’Éternel, en ces mots :
Ainsi parle l’Éternel, le Dieu d’Israël : écris dans un livre toutes les paroles que je t’ai dites.
Voici, les jours viennent, dit l’Éternel, où je ramènerai les captifs de mon peuple d’Israël et de Juda, dit l’Éternel ; je les ramènerai dans le pays que j’ai donné à leurs pères, et ils le posséderont.
Ce sont ici les paroles que l’Éternel a prononcées sur Israël et sur Juda.
Ainsi parle l’Éternel : Nous entendons des cris d’effroi ; C’est l’épouvante, ce n’est pas la paix.
Informez-vous, et regardez si un mâle enfante ! Pourquoi vois-je tous les hommes les mains sur leurs reins, Comme une femme en travail ? Pourquoi tous les visages sont-ils devenus pâles ?
Malheur ! Car ce jour est grand ; Il n’y en a point eu de semblable. C’est un temps d’angoisse pour Jacob ; Mais il en sera délivré.
En ce jour-là, dit l’Éternel des armées, Je briserai son joug de dessus ton cou, Je romprai tes liens, Et des étrangers ne t’assujettiront plus.
Ils serviront l’Éternel, leur Dieu, Et David, leur roi, que je leur susciterai.
Et toi, mon serviteur Jacob, ne crains pas, dit l’Éternel ; Ne t’effraie pas, Israël ! Car je te délivrerai de la terre lointaine, Je délivrerai ta postérité du pays où elle est captive ; Jacob reviendra, il jouira du repos et de la tranquillité, Et il n’y aura personne pour le troubler.
Car je suis avec toi, dit l’Éternel, pour te délivrer ; J’anéantirai toutes les nations parmi lesquelles je t’ai dispersé, Mais toi, je ne t’anéantirai pas ; Je te châtierai avec équité, Je ne puis pas te laisser impuni.
Ainsi parle l’Éternel : Ta blessure est grave, Ta plaie est douloureuse.
Nul ne défend ta cause, pour bander ta plaie ; Tu n’as ni remède, ni moyen de guérison.
Tous ceux qui t’aimaient t’oublient, Aucun ne prend souci de toi ; Car je t’ai frappée comme frappe un ennemi, Je t’ai châtiée avec violence, À cause de la multitude de tes iniquités, Du grand nombre de tes péchés.
Pourquoi te plaindre de ta blessure, De la douleur que cause ton mal ? C’est à cause de la multitude de tes iniquités, Du grand nombre de tes péchés, Que je t’ai fait souffrir ces choses.
Cependant, tous ceux qui te dévorent seront dévorés, Et tout tes ennemis, tous, iront en captivité ; Ceux qui te dépouillent seront dépouillés, Et j’abandonnerai au pillage tous ceux qui te pillent.
Mais je te guérirai, je panserai tes plaies, Dit l’Éternel. Car ils t’appellent la repoussée, Cette Sion dont nul ne prend souci.
Ainsi parle l’Éternel : Voici, je ramène les captifs des tentes de Jacob, J’ai compassion de ses demeures ; La ville sera rebâtie sur ses ruines, Le palais sera rétabli comme il était.
Du milieu d’eux s’élèveront des actions de grâces Et des cris de réjouissance ; Je les multiplierai, et ils ne diminueront pas ; Je les honorerai, et ils ne seront pas méprisés.
Ses fils seront comme autrefois, Son assemblée subsistera devant moi, Et je châtierai tous ses oppresseurs.
Son chef sera tiré de son sein, Son dominateur sortira du milieu de lui ; Je le ferai approcher, et il viendra vers moi ; Car qui oserait de lui-même s’approcher de moi ? Dit l’Éternel.
Vous serez mon peuple, Et je serai votre Dieu.
Voici, la tempête de l’Éternel, la fureur éclate, L’orage se précipite, Il fond sur la tête des méchants.
La colère ardente de l’Éternel ne se calmera pas, Jusqu’à ce qu’il ait accompli, exécuté les desseins de son cœur. Vous le comprendrez dans la suite des temps.

Il se rendit ensuite à Derbe et à Lystre. Et voici, il y avait là un disciple nommé Timothée, fils d’une femme juive fidèle et d’un père grec.
Les frères de Lystre et d’Icone rendaient de lui un bon témoignage.
Paul voulut l’emmener avec lui ; et, l’ayant pris, il le circoncit, à cause des Juifs qui étaient dans ces lieux-là, car tous savaient que son père était grec.
En passant par les villes, ils recommandaient aux frères d’observer les décisions des apôtres et des anciens de Jérusalem.
Les Églises se fortifiaient dans la foi, et augmentaient en nombre de jour en jour.
Ayant été empêchés par le Saint-Esprit d’annoncer la parole dans l’Asie, ils traversèrent la Phrygie et le pays de Galatie.
Arrivés près de la Mysie, ils se disposaient à entrer en Bithynie ; mais l’Esprit de Jésus ne le leur permit pas.
Ils franchirent alors la Mysie, et descendirent à Troas.
Pendant la nuit, Paul eut une vision : un Macédonien lui apparut, et lui fit cette prière : Passe en Macédoine, secours-nous !
Après cette vision de Paul, nous cherchâmes aussitôt à nous rendre en Macédoine, concluant que le Seigneur nous appelait à y annoncer la bonne nouvelle.
Étant partis de Troas, nous fîmes voile directement vers la Samothrace, et le lendemain nous débarquâmes à Néapolis.
De là nous allâmes à Philippes, qui est la première ville d’un district de Macédoine, et une colonie. Nous passâmes quelques jours dans cette ville.
Le jour du sabbat, nous nous rendîmes, hors de la porte, vers une rivière, où nous pensions que se trouvait un lieu de prière. Nous nous assîmes, et nous parlâmes aux femmes qui étaient réunies.
L’une d’elles, nommée Lydie, marchande de pourpre, de la ville de Thyatire, était une femme craignant Dieu, et elle écoutait. Le Seigneur lui ouvrit le cœur, pour qu’elle fût attentive à ce que disait Paul.
Lorsqu’elle eut été baptisée, avec sa famille, elle nous fit cette demande : Si vous me jugez fidèle au Seigneur, entrez dans ma maison, et demeurez-y. Et elle nous pressa par ses instances.
Comme nous allions au lieu de prière, une servante qui avait un esprit de Python, et qui, en devinant, procurait un grand profit à ses maîtres, vint au-devant de nous,
et se mit à nous suivre, Paul et nous. Elle criait : Ces hommes sont les serviteurs du Dieu Très Haut, et ils vous annoncent la voie du salut.
Elle fit cela pendant plusieurs jours. Paul fatigué se retourna, et dit à l’esprit : Je t’ordonne, au nom de Jésus-Christ, de sortir d’elle. Et il sortit à l’heure même.
Les maîtres de la servante, voyant disparaître l’espoir de leur gain, se saisirent de Paul et de Silas, et les traînèrent sur la place publique devant les magistrats.
Ils les présentèrent aux préteurs, en disant : Ces hommes troublent notre ville ;
ce sont des Juifs, qui annoncent des coutumes qu’il ne nous est permis ni de recevoir ni de suivre, à nous qui sommes Romains.
La foule se souleva aussi contre eux, et les préteurs, ayant fait arracher leurs vêtements, ordonnèrent qu’on les battît de verges.
Après qu’on les eut chargés de coups, ils les jetèrent en prison, en recommandant au geôlier de les garder sûrement.
Le geôlier, ayant reçu cet ordre, les jeta dans la prison intérieure, et leur mit les ceps aux pieds.
Vers le milieu de la nuit, Paul et Silas priaient et chantaient les louanges de Dieu, et les prisonniers les entendaient.
Tout à coup il se fit un grand tremblement de terre, en sorte que les fondements de la prison furent ébranlés ; au même instant, toutes les portes s’ouvrirent, et les liens de tous les prisonniers furent rompus.
Le geôlier se réveilla, et, lorsqu’il vit les portes de la prison ouvertes, il tira son épée et allait se tuer, pensant que les prisonniers s’étaient enfuis.
Mais Paul cria d’une voix forte : Ne te fais point de mal, nous sommes tous ici.
Alors le geôlier, ayant demandé de la lumière, entra précipitamment, et se jeta tout tremblant aux pieds de Paul et de Silas ;
il les fit sortir, et dit : Seigneurs, que faut-il que je fasse pour être sauvé ?
Paul et Silas répondirent : Crois au Seigneur Jésus, et tu seras sauvé, toi et ta famille.
Et ils lui annoncèrent la parole du Seigneur, ainsi qu’à tous ceux qui étaient dans sa maison.
Il les prit avec lui, à cette heure même de la nuit, il lava leurs plaies, et aussitôt il fut baptisé, lui et tous les siens.
Les ayant conduits dans son logement, il leur servit à manger, et il se réjouit avec toute sa famille de ce qu’il avait cru en Dieu.
Quand il fit jour, les préteurs envoyèrent les licteurs pour dire au geôlier : Relâche ces hommes.
Et le geôlier annonça la chose à Paul : Les préteurs ont envoyé dire qu’on vous relâchât ; maintenant donc sortez, et allez en paix.
Mais Paul dit aux licteurs : Après nous avoir battus de verges publiquement et sans jugement, nous qui sommes Romains, ils nous ont jetés en prison, et maintenant ils nous font sortir secrètement ! Il n’en sera pas ainsi. Qu’ils viennent eux-mêmes nous mettre en liberté.
Les licteurs rapportèrent ces paroles aux préteurs, qui furent effrayés en apprenant qu’ils étaient Romains.
Ils vinrent les apaiser, et ils les mirent en liberté, en les priant de quitter la ville.
Quand ils furent sortis de la prison, ils entrèrent chez Lydie, et, après avoir vu et exhorté les frères, ils partirent.

Paul et Silas passèrent par Amphipolis et Apollonie, et ils arrivèrent à Thessalonique, où les Juifs avaient une synagogue.
Paul y entra, selon sa coutume. Pendant trois sabbats, il discuta avec eux, d’après les écritures,
expliquant et établissant que le Christ devait souffrir et ressusciter des morts. Et Jésus que je vous annonce, disait-il, c’est lui qui est le Christ.
Quelques-uns d’entre eux furent persuadés, et se joignirent à Paul et à Silas, ainsi qu’une grande multitude de Grecs craignant Dieu, et beaucoup de femmes de qualité.
Mais les Juifs, jaloux prirent avec eux quelques méchants hommes de la populace, provoquèrent des attroupements, et répandirent l’agitation dans la ville. Ils se portèrent à la maison de Jason, et ils cherchèrent Paul et Silas, pour les amener vers le peuple.
Ne les ayant pas trouvés, ils traînèrent Jason et quelques frères devant les magistrats de la ville, en criant : Ces gens, qui ont bouleversé le monde, sont aussi venus ici, et Jason les a reçus.
Ils agissent tous contre les édits de César, disant qu’il y a un autre roi, Jésus.
Par ces paroles ils émurent la foule et les magistrats,
qui ne laissèrent aller Jason et les autres qu’après avoir obtenu d’eux une caution.
Aussitôt les frères firent partir de nuit Paul et Silas pour Bérée. Lorsqu’ils furent arrivés, ils entrèrent dans la synagogue des Juifs.
Ces Juifs avaient des sentiments plus nobles que ceux de Thessalonique ; ils reçurent la parole avec beaucoup d’empressement, et ils examinaient chaque jour les écritures, pour voir si ce qu’on leur disait était exact.
Plusieurs d’entre eux crurent, ainsi que beaucoup de femmes grecques de distinction, et beaucoup d’hommes.
Mais, quand les Juifs de Thessalonique surent que Paul annonçait aussi à Bérée la parole de Dieu, ils vinrent y agiter la foule.
Alors les frères firent aussitôt partir Paul du côté de la mer ; Silas et Timothée restèrent à Bérée.
Ceux qui accompagnaient Paul le conduisirent jusqu’à Athènes. Puis ils s’en retournèrent, chargés de transmettre à Silas et à Timothée l’ordre de le rejoindre au plus tôt.
Comme Paul les attendait à Athènes, il sentait au dedans de lui son esprit s’irriter, à la vue de cette ville pleine d’idoles.
Il s’entretenait donc dans la synagogue avec les Juifs et les hommes craignant Dieu, et sur la place publique chaque jour avec ceux qu’il rencontrait.
Quelques philosophes épicuriens et stoïciens se mirent à parler avec lui. Et les uns disaient : Que veut dire ce discoureur ? D’autres, l’entendant annoncer Jésus et la résurrection, disaient : Il semble qu’il annonce des divinités étrangères.
Alors ils le prirent, et le menèrent à l’Aréopage, en disant : Pourrions-nous savoir quelle est cette nouvelle doctrine que tu enseignes ?
Car tu nous fais entendre des choses étranges. Nous voudrions donc savoir ce que cela peut être.
Or, tous les Athéniens et les étrangers demeurant à Athènes ne passaient leur temps qu’à dire ou à écouter des nouvelles.
Paul, debout au milieu de l’Aréopage, dit : Hommes Athéniens, je vous trouve à tous égards extrêmement religieux.
Car, en parcourant votre ville et en considérant les objets de votre dévotion, j’ai même découvert un autel avec cette inscription : À un dieu inconnu ! Ce que vous révérez sans le connaître, c’est ce que je vous annonce.
Le Dieu qui a fait le monde et tout ce qui s’y trouve, étant le Seigneur du ciel et de la terre, n’habite point dans des temples faits de main d’homme ;
il n’est point servi par des mains humaines, comme s’il avait besoin de quoi que ce soit, lui qui donne à tous la vie, la respiration, et toutes choses.
Il a fait que tous les hommes, sortis d’un seul sang, habitassent sur toute la surface de la terre, ayant déterminé la durée des temps et les bornes de leur demeure ;
il a voulu qu’ils cherchassent le Seigneur, et qu’ils s’efforçassent de le trouver en tâtonnant, bien qu’il ne soit pas loin de chacun de nous,
car en lui nous avons la vie, le mouvement, et l’être. C’est ce qu’ont dit aussi quelques-uns de vos poètes : De lui nous sommes la race…
Ainsi donc, étant la race de Dieu, nous ne devons pas croire que la divinité soit semblable à de l’or, à de l’argent, ou à de la pierre, sculptés par l’art et l’industrie de l’homme.
Dieu, sans tenir compte des temps d’ignorance, annonce maintenant à tous les hommes, en tous lieux, qu’ils aient à se repentir,
parce qu’il a fixé un jour où il jugera le monde selon la justice, par l’homme qu’il a désigné, ce dont il a donné à tous une preuve certaine en le ressuscitant des morts…
Lorsqu’ils entendirent parler de résurrection des morts, les uns se moquèrent, et les autres dirent : Nous t’entendrons là-dessus une autre fois.
Ainsi Paul se retira du milieu d’eux.
Quelques-uns néanmoins s’attachèrent à lui et crurent, Denys l’aréopagite, une femme nommée Damaris, et d’autres avec eux.

Verset du jour

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Jacques 1.5

Si quelqu’un d’entre vous manque de sagesse, qu’il l’a demande à Dieu, qui donne à tous simplement et sans reproche, et elle lui sera donnée.

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